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«Installé, il s'agita beaucoup, comme il convient à tout impétrant à de plus hautes fonctions, compensant sans vergogne son incompétence et son mépris du peuple par du bruit, du verbiage et des apparitions savamment orchestrées dans les médias. Les habitants de ce pays l'imaginaient alors, - ne sont-ils pas d'une incroyable naïveté ! -, le voyant ainsi aller, venir et pérorer tel un coq de basse-cour, fort doué pour la fonction et s'instruisant des choses de son ministère avec célérité. Or, à peine quelques semaines passèrent-elles que le voilà de nouveau reparti, tel Zébulon, abandonnant ses réformes à peine ébauchées bien qu'annoncées haut et fort sur les ondes hertziennes et satellitaires. Le Grand Jeu des Chaises Ministérielles, dont le succès ne se démentait pas, obligea notre ministre à quitter ses locaux pour ceux des finances. De nouveau, il s'agita beaucoup. De nouveau, bruit, mouvements, interviews et déclarations. Madame son épouse l'épaula vaillamment, bien que nullement désignée pour une quelconque fonction officielle. Choisir les tissus des rideaux de l'appartement de fonction était si banal ! La mode était lancée : désormais, les épouses seraient de la partie ! Elles aussi auraient leur Grand Jeu des Chaises ! Enfin l'égalité ! Enfin la parité !» |
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Jouant le "Candide" des temps modernes, Jacques Thomassaint décrit avec ironie les coutumes "d'un pays aux mœurs politiques surprenantes", dans son style imagé, incisif. Les portraits sont brossés sans complaisance mais sont, hélas! criants de vérité. |
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